Vos repères · 1 min de lecture
Horizon de placement : la date compte plus que le produit

L’Autorité des marchés financiers le répète sans varier : votre horizon de placement, c’est-à-dire la durée pendant laquelle vous n’avez pas besoin de cette épargne, conditionne la part de risque qu’il est raisonnable de prendre. Plus votre horizon est court, plus la part sécurisée doit dominer. C’est un principe de méthode, pas une formule chiffrée à appliquer les yeux fermés.
Le même produit, deux horizons différents
Un contrat d’assurance-vie ouvert pour une retraite dans vingt ans et un contrat ouvert pour un projet dans deux ans ne devraient pas être composés pareil, même chez le même assureur. Ce qui doit changer, c’est ce que vous mettez dedans, pas forcément le contrat lui-même.
Le piège de la date qui glisse
Un horizon annoncé à dix ans que vous raccourcissez régulièrement, parce que finalement vous en avez besoin dans trois ans, n’est pas un horizon à dix ans. Le dire tôt à votre conseiller vous évite de porter un risque qui ne correspondait déjà plus à votre projet réel.
Pourquoi la fiscalité de l’assurance-vie s’ajoute à l’équation
Sur un contrat d’assurance-vie, l’abattement qui s’applique à vos rachats après huit ans, 4 600 € seul et 9 200 € en couple (art. 125-0 A du Code général des impôts), vous donne une raison de plus de raisonner votre horizon dès l’ouverture. Un rachat avant ce seuil ne bénéficie pas du même traitement.
Ce sujet touche à deux de nos prestations. Vous y trouverez ce qui s’applique à votre cas.